
Mère de 4 enfants, mariés et parents, j’ai 15 petits enfants entre 20 et 5 ans. Après une école de commerce et des études universitaires en langues étrangères, ma carrière est essentiellement tournée vers la communication.
Installée à Issy-les-Moulineaux depuis 2018, dans le quartier de La Ferme, j’apprécie la proximité du Tramway T2, du bus 123 et des quelques commerces de proximité. Le calme de notre quartier est un avantage : pas trop de circulation, beaucoup d’arbres où les merles sifflent le matin… Tout change certains soirs où les racailles de l’avenue de Verdun sortent les feux d’artifice, non pas pour nous offrir un joli spectacle nocturne aux mille couleurs, mais pour régler leurs comptes entre eux, lors de leurs petits trafics de nuit, sans être vraiment dérangés par les sirènes de police.
En revanche, je n’en reviens pas du nombre d’immeubles qui poussent partout autour de nous : autour de la future gare RER ou encore en montant sur l’avenue Pasteur. Ne parlons pas de la bétonisation de Jacques Henri Lartigue, des dortoirs, un minimum de commerces, sur fond de l’énorme Cité des Sports, des bureaux en pagaille… qui cachent la vue le jour et offrent leur carcasse vide le soir.
Au centre-ville, on a l’impression qu’un certain cafetier s’entend tellement bien avec la Mairie qu’il peut occuper la voie publique avec ses cabanes-verrues en bois et plastique, qui provoquent des accidents sans que ça bouge. Ô silence, ô tolérance… intolérable pour les habitants.
Autre point d’interrogation pour moi : le cœur de ville. Agréables allées ombragées, certes mais un projet trop grandiose pour être rentable et vivable. Quelques grosses enseignes qui ont besoin de surface, OK mais comment survivre quand on a juste un restaurant ou même une marque franchisée avec de tels loyers ? Et comment résistent les commerçants « traditionnels » du centre-ville à cette concurrence ?
Enfin, je reste attentive et combative au sujet du projet du pseudo-centre culturel musulman. La première manche a été gagnée par les habitants qui ont clairement répondu NON lors de l’enquête publique… mais la vigilance s’impose. Est-ce que la République peut laisser financer, bâtir et exister un lieu ouvert au public, avec entrées femme et hommes séparées, avec une bibliothèque pour hommes et une bibliothèque pour femmes ? A part les toilettes et les vestiaires de la piscine municipale… je ne vois pas.
Voici donc mon regard posé sur cette ville idéalement placée à deux pas de Paris, proche de la Seine, avec le Parc de St Cloud à portée de tram ou même de vélo, avec ces familles et leurs enfants, ses retraités et ses commerçants… et tout son potentiel d’art de vivre ensemble qui ne demande qu’à se s’exprimer et à se développer.
A nous de le faire exister !

