Issy-les-Moulineaux
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Tribune Point d’Appui, juin 2022

Contrevérités et amateurisme

Dans sa tribune du « Point d’appui » de mai 2022, la majorité municipale a très violemment et imprudemment attaqué le groupe « Vivre Issy Pleinement ». Martine Vessière, prise nommément à partie, a d’ailleurs demandé à user du droit de réponse que la loi lui accorde
et qui doit être publié dans le présent numéro de « Point d’appui ».

Contrairement à ce qu’écrit la majorité, le groupe « Vivre Issy Pleinement » accorde une importance fondamentale à l’Éducation et est ainsi tout à fait favorable à une meilleure rémunération des enseignants et vacataires impliqués. Nous avons d’ailleurs été le seul groupe à voter contre la délibération de baisse générale des rémunérations que l’adjointe aux Ressources Humaines a proposée en séance de conseil municipal le 7 avril 2022.

Dans un souci de valoriser le formidable travail des enseignants et vacataires, nous avions pourtant proposé notre aide à la majorité pour améliorer sa délibération du 16 décembre 2021 (délibération jugée non conforme et finalement rejetée par le préfet) en différenciant et en valorisant mieux les rémunérations en question.

Hélas, la majorité a une nouvelle fois préféré avancer seule et se fourvoyer, au détriment du personnel éducatif.

Toutes et tous, soyez en assurés : nous ne cèderons pas aux intimidations mensongères et nous continuerons à nous battre pour améliorer tous les services de la ville (l’Éducation mais aussi la sécurité, la qualité de vie…) !

Martine Vessière
Jean-Baptiste Bart
André Tanti

Droit de réponse de Martine Vessière, publié dans le Point d’Appui du mois de juin

J’ai ressenti une immense tristesse à la lecture de la tribune de la majorité du mois de mai. Tristesse de lire un titre qui ne correspond pas à la réalité puisque Vivre Issy Pleinement n’a jamais malmené l’Education, bien au contraire.

Tout simplement, j’ai demandé que les textes légaux relatifs aux « Taux de rémunération des heures supplémentaires effectuées par certains enseignants pour le compte des collectivités territoriales » soient
appliqués et que surtout, les enseignants soient rémunérés aux maxima prévus par la note de service n°2017-30 du 8 février 2017 parue au BOEN n°9 du 2 mars 2017 faisant suite au décret du 25 mai 2016 n°2016-670 de l’Éducation Nationale.

Nous avons donc voté « contre » cette délibération en décembre car elle n’était pas conforme, et « contre » en avril car elle lésait honteusement les enseignants mais aussi les vacataires.

Cette délibération concerne les rémunérations des enseignants et des vacataires sur les temps périscolaires. Je connais parfaitement le fort investissement des enseignants lorsqu’ils conduisent des activités ou dirigent des études surveillées. Je les en remercie.

Oui, nous avons interrogé le préfet et il a jugé, comme nous l’avions exprimé en séance, que cette délibération n’était pas conforme.

Je peux parfaitement comprendre le désappointement de la Ville mais cela ne justifie en rien une tribune à charge.

En revanche, c’est parce que la Ville s’entête à vouloir un taux unique de rémunération qu’elle est condamnée à prendre le plus bas des maxima afin d’être conforme, comme demandé par le Préfet. Elle arrive au résultat catastrophique qui lèse la plupart des enseignants : ainsi, un professeur hors classe conduisant une activité perd 2,23 €, un professeur conduisant une activité perd 2,48 € s’il est de classe normale et 4,96 € s’il est hors-classe.

En consultant les délibérations d’un grand nombre de villes sur ce point, j’ai constaté que la plupart des villes valident tel quel le tableau des maxima fixés par l’Éducation Nationale, donc en distinguant bien étude surveillée et activité périscolaire, ceci par grades. C’est ce que nous avons toujours demandé.

En 2014, j’avais obtenu la distinction de tarifs entre activités et études : pourquoi a-t-elle disparu ?

Tout travail doit être rémunéré et valorisé. Donc, la rémunération d’une activité doit être obligatoirement supérieure à celle d’une heure d’étude surveillée que ce soit pour les enseignants ou les vacataires.

Également, je condamne les taux horaires affectés aux vacataires. Pour les études, ils bénéficient du même tarif que celui des enseignants, soit 22,34 €, ce qui en salaire net est inférieur puisqu’ils relèvent du régime général. Pour conduire une activité, leur taux horaire est de 20 € brut, étrangement moins que pour une heure d’étude. Environ 15,60 € net. Quel vacataire acceptera d’intervenir sur une activité d’une heure en la préparant sérieusement pour un tel salaire net ?

Il est de l’intérêt des enfants isséens de pouvoir bénéficier d’activités pertinentes. Donc, nous voulons une grille de rémunération juste qui ne pénalisera aucun intervenant.

Martine Vessière

Lien vers notre droit de réponse publié en ligne: https://vivreissypleinement.fr/droit-de-reponse-tribune-point-dappui-de-la-majorite-municipale/

Une réponse

  1. Amadou ly dit :

    Bonjour je cherche travaille

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